Quelques minutes plus tard, c’est cette fois-ci Pogačar qui finit à terre après une erreur de trajectoire dans un virage, il se relève rapidement et rejoint le maillot jaune qui sportivement l’a attendu. Dans le col du Petit-St-Bernard col de première catégorie, Lance Armstrong est lâché. Le parcours passe par la vallée verte, le col de Jambaz (6,7 km à 3,8 %, 4e catégorie) et la côte de Châtillon-sur-Cluses (4,5 km à 3,9 %, 4e catégorie). Le tracé continue avec la montée en vallée d’Ossau en passant par Laruns et les Eaux-Bonnes, avec l’ascension du col d’Aubisque donné à 1 709 m, premier gros obstacle du jour par la route départementale D 918. On enchaine aussitôt avec la montée au col du Soulor donné à 1 471 m en limite des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées. Le début de cette étape est vallonnée, avec deux ascensions : la côte de Callissane (1,3 km à 5,5 % ; catégorie 4) au km 56 et le col de la Vayède (0,7 km à 7,4 % ; catégorie 4) au km 102, précédée chacune d’un sprint intermédiaire. Sonny Colbrelli et Michael Matthews sont victimes d’incidents mécaniques, réduisant grandement leurs chances pour le sprint final.
Au sprint intermédiaire de Passy-Marlioz (km 123,8), Alberto Bettiol passe en tête avec vingt-cinq secondes d’avance sur l’échappée, dans lequel Christophe Laporte récupère les points au classement du maillot vert, et neuf minutes et trente secondes sur le peloton. Après la descente sur Cluses, l’itinéraire remonte la vallée de l’Arve, jusqu’à Passy-Marlioz (sprint intermédiaire, km 123,8). La longue montée vers l’altiport de Megève (19,2 km à 4,1 %, 2e catégorie) s’effectue depuis Saint-Gervais-les-Bains. Dans la vallée de l’Arve, Alberto Bettiol part en solitaire. Le col du Grand-Saint-Bernard est le point culminant du Tour de France 2009. Par ailleurs, pour la première fois depuis 50 ans, le Tour enchaîne dans la même étape le col du Grand-Saint-Bernard et le col du Petit-Saint-Bernard. En super-finale, les Bleus finissent sixième et dernier, pire résultat depuis la première édition en 1998 et ratent la qualification pour la Coupe du monde par ce biais. En 1991, la France connaît son plus mauvais résultat dans la compétition mondiale puisqu’elle est éliminée en quart de finale par les Anglais. À 39 kilomètres de l’arrivée, dans la montée du col, Tadej Pogačar attaque, mais Jonas Vingegaard est vigilant, le Slovène tente à quatre reprises de prendre ses distances mais sans succès.
Au niveau des différents classements, le Slovène Tadej Pogačar (UAE Emirates) conserve les maillots blanc et jaune (finalement, Kämna termine deuxième du classement général, à onze secondes). Le mois suivant, il se classe deuxième du Grand Prix cycliste de Québec, nouveau maillot barca 2026 puis termine dans un premier groupe au Grand Prix cycliste de Montréal sans pouvoir se battre pour la victoire. Il s’impose 6 secondes devant Sandy Casar encore une fois deuxième. La victoire est revenue au Français Sandy Casar (La Française des jeux), après déclassement de l’Espagnol Mikel Astarloza (Euskaltel-Euskadi) pour dopage. Seul le Français Alexis Gougeard (B&B Hotels-KTM) parvient à prendre un avantage de plus de trente secondes sur le peloton, mais il est rattrapé peu après Thonon-les-Bains. Dans la montée finale vers l’altiport de Megève (19,2 km à 4,1 %, 2e catégorie), l’écart entre Bettiol et le reste de l’échappée stagne aux alentours des trente secondes. Ce circuit diffère de celui des éditions précédentes, passant notamment devant le palais du Luxembourg et dans la cour du musée du Louvre.
L’étape suivante est plus calme que les précédentes, mais en fin d’étape, Ackermann est victime d’une crevaison, Sagan endosse donc le rôle de sprinteur. À 4 kilomètres de l’arrivée, sur un dernier relais de Wout van Aert, Vingegaard prend quelques mètres sur Pogačar, il poursuit son effort seul et remporte l’étape pyrénéenne devant Pogačar qui termine second avec 1 minute et 4 secondes de retard. Comme en 2013, l’étape est courue en semi-nocturne avec un départ prévu à 18h de Rambouillet pour une entrée sur le circuit des Champs-Élysées aux environs de 20h15 et une arrivée une heure plus tard. La règle du « 2 contre 1 » interdit aux 2 défenseurs de s’opposer à un attaquant dans un certain périmètre, y compris sans faire manifestement action de jeu. Luis León Sánchez s’isole à l’avant, il passe au sommet et est repris dans la foulée. Le parcours de cette étape passe dans trois pays. Le peloton, partant de Rambouillet, roule assez lentement et Tim Wellens passe pour la treizième fois en tête d’une côte répertoriée dans ce Tour, sans avoir réussi à récupérer la tunique blanche à pois rouges.
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